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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:50
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Published by j'art d'ain partagé - dans Coté jardin
6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:00

 

SIVOM 0195 

L'association j'art d'ain partagé dans sa mission de sensibilisation à l'écocitoyenneté à fait de la question du compostage un des axes primordial de sa démarche en s'inscrivant dans le plan de réduction des déchets avec notre partenariat avec le SIVOM du bas Bugey.

 sivom2-copie-1

 

Déchets verts du jardin, mais aussi gaspillage alimentaire chez soi, dans les cantines et autres lieu de la restauration collective  la gestion des déchets et leur recyclage à cela de passionnant qu'il s'agit de transformer des ordures en un terreau fabuleux et riche pour nos merveilleux jardins au naturels !

 

SIVOM-0085.JPG

    conférence 2012 sur le compostage

 

Thématique du dechets et du recyclage à décliner sous ses nuances nous avons pu ainsi cette année 

-à l'occasion de la semaine bio locale proposer une conférence sur "le compostage en ville c'est possible" (lien),

 

-mais aussi de faire des animations avec le centre social ESCALE de belley autour du tri et recycl'art (lien) ,

 

-construire un composteur de fortune pour y observer la biodiversité ,

 

-promouvoir le compostage individuel au travers d' ateliers pratiques comme les "causeries chez christine", et la mise en oeuvre de techniques de l'agro écologie comme le multching , ou la réalisation de "lasagne" au jardin partagé ou autres jardins...

 

Pour finir cet  article comme il se doit avec "l'astuce du jour"

 

voici en image la recette de la

 

"LASAGNE AU JARDIN"

 

Le principe est d'alterner matière azotées et matières carbonées afin que les micro-organismes puissent se nourrir .

Ingrédients:

Pour les carbonnées: Cartons, feuilles, broyat...

Pour les azotées: fumier (crottin), gazon, déchets verts..

 

La lasagne outre son intéret de recycler des déchets, permet:

 

1 )quand elle faite en automne: de créer un espace cultivable (une table) , sans peine, et sans efforts de défrichage.

2) au printemps: d'avoir un espace cultivable supplémentaire riche pour les plans gourmants, cultivable de suite et toujours sans efforts inutile de défrichage au contraire en valorisant le sol.

 

En automne pas besoin d'arroser entre les couches, la pluie et le temps suffiront.

 

 Phase 1: le carton à même l'herbe

Lasagnes nov 2013 (2)

Phase 2: le gazon

Lasagnes-nov-2013--4-.JPG

Phase 3: les feuillesLasagnes-nov-2013--6-.JPG

Lasagnes-nov-2013--8-.JPGPhase 4, 5 etc..

paille, fumier, gazon...et recouvrir de 10cm de terre

Lasagnes-nov-2013--10-.JPG

 Et phase très importante: le petit goûter convivial pour finir!

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 13:09

st-anthelme 0222 8172

 

Le jardin de Saint Anthelme représente la concrétisation de mes concepts en tant que paysagiste.


Tous d'abord, prendre une distance avec l'imagerie traditionnelle de l'archétype du paysage qui renvoie au 19e siècle, avec une campagne toujours faite de colline, de l'eau toujours en cascade, d'une nature toujours sinueuse.


Le paysage n'est pas la création d'un « beau décors » jouxtant d'autres décors sans en tenir compte. C'est d'abord une analyse objective d'un paysage pré-existant, avec la volonté de changer que le moins de chose possible, et donc d'avoir comme but d'assembler ses paysages ensembles pour leurs donner une cohérence et homogénéité.


La dimension perçue doit elle aussi être prise en compte. L'admiration des grands projets, du toujours plus, ont créé dans le paysage, le même défaut que dans l'architecture : celui de la démesure. L'échelle humaine doit être retrouvée. L'homme doit recréer un lien avec son environnement immédiat. Un sentiment que l'on assimile avec celui de la plénitude spirituelle.


Je ne suis pas entrain de dire que contempler une montagne ou un environnement naturel grandiose ne soit pas spirituel, mais il existe toujours un lien entre ce « grandiose » et l'homme, qui est celui d'un paysage a taille humaine.

 

Reproduite à l'échelle d'un jardin, c'est l'idée d'îlot appliqué dans le jardin de Saint Anthelme avec comme espace le plus grand, le cercle central (théâtre de verdure), cercle de 10m de diamètre entouré de champs. C'est un cercle d'herbes tondus (gazon) entouré de prairie.

http://emmanuelcoux.over-blog.com/article-du-jardin-partage-au-jardin-en-mouvement-118289552.html

 

Ce cercle, n'est que le lien immédiat, la « protection » envers le monde extérieur, comme une clôture. Ce monde extérieur est le reste du jardin, notamment les grands arbres, puis l'extérieur du jardin (les autres propriétés et les immeubles du clos moncel), et enfin, la montagne de parve en arrière plan.

 

Cependant, l'important a été de redéfinir l'échelle, de fractionner la parcelle à aménager en différents îlots, cohérents entre eux, comme différents jardins.

 

C'est créer un contraste entre l'endroit où l'on va et celui où on ne va pas. Là où la végétation est luxuriante nous apparaît comme une barrière : il faut défricher pour passer ; nous ne sommes pas enclin a y aller. Ils délimitent une barrière géographique. Les endroits tondus, taillés sont des lieu rassurants où l'on déambule. Mais la déambulation vient de l'inexistence de végétation. En effet, nos corps prennent la place du mètre d'herbe enlevé lors de la tonte.

 

L'espace vide est celui qui a été taillé et tondu. Il n'existe plus. Nous prenons sa place. Le jardin n'existe que dans sa périphérie, là où ce n'est pas taillé ni tondu. Les espaces inter-îlots sont donc des volumes qui n'ont pas comme vocation d'être des espaces remplacés par nous.

 

Ces espaces inter-îlots font aussi le lien entre notre environnement immédiat et le paysage d'arrière plan, d'où la progression de volume et de taille. De la hauteur du gazon à la hauteur de l'arbre puis de la montagne.


L'idée forte du jardin de Saint Anthelme est que le paysage ne vient pas du vide (espace taillé et tondu) mais du plein (espace inter-îlots), volumineux, car l'herbe a poussé, et très fleuri. La diversité des fleurs est importante et toujours surprenante. C'est aussi un espace sauvage plein de vie, de liberté. C'est le jardin en mouvement.

 

L'espace de l'îlot est donc conditionné par la taille humaine. Ni trop grand comme nous l'avons vu, ni trop petit : instinctivement, l'homme a besoin d'être prévenu du danger donc d'avoir le temps de se stresser et de fuir. Je prends l'exemple imaginaire du guépard qui sort hors des herbes. Le terrain ouvert doit être assez grand pour avoir une distance de sécurité entre moi et le bord du champs.

 

Les plus petits espaces impliquent une maitrise de l'extérieur de l'îlot (par exemple, bordure d'une falaise inaccessible où on sait que le danger ne viendra jamais de ce côté ou comme dans le jardin de Saint Anthelme, un lieu de replis ou se réfugier, ici arbre).

 

L'espace de l'îlot peut être colonisé par un jardin potager où l'on a une maîtrise complète de l'homme sur les végétaux. C'est aussi un lien direct avec la terre nourricière. La taille et l'importance des légumes deviendront alors le point focal de l'attention. Lien direct avec son corps. Le potager rassure, construit.

 

Emmanuel Coux

 

st-anthelme 0214 8164

 

 

 

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 14:59

st-anthelme 0224 8174

Nous avons eu la chance d'avoir une parcelle d'environ 7000 m2 à notre disposition pour y installer un jardin partagé.


A l'origine de cet espace, il y avait le potager et le verger du séminaire. C'était un espace de production séparé du reste du clos St Antelme. Cette séparation se lit dans l'allignement de tilleul au contrebas du bâtiment qui au lieu d'être perpendiculaire à celui-ci, est parallèle et agit donc comme une barrière visuelle.


Cet espace a été transformé en espace vert il y a 20 ou 30 ans par la plantation d'arbre de pépinière, surtout de conifère et est devenu rapidement une friche par manque d'entretien.


Notre idée a été de recomposer cet espace car on y trouve la définition du jardin qui est : « un espace clos » ; clos par un mur en pierre su 3 cotés et par l'allée de tilleul comme je l'ai évoqué plus haut.


La mise en place d'un théatre de verdure de forme circulaire permet de définire le centre de la parcelle et de donner à la fois une architecture au jardin et une grande place à la convivialité puisqu'on lui donne un rôle centrale. Une pergola ferme l'espace du théatre de verdure comme un mur de scène et donne une verticalité à ce centre.

 

jardin-de-Saint-Anthelme-3.jpg 


La convivialité est un des trois paramètres qui s'appliquent dans la conception des jardins partagés. Les autres paramètres sont la valorisation de la terre nourricière et la valorisation de la biodiversité. Ceux-ci se concrêtisent par des parcelles potagères et un « jardin en mouvement » concept du paysagiste Gilles Clément.


Ce dernier concept est cependant bordé par des cheminements qui s'orientent autours du centre et qui sont parallèle à la courbe de niveau. Le terrain est en pente ce qui amène une contrainte supplémentaire.


L'idée a été aussi de supprimer la frontière entre jardin d'ornement et jardin de production et donc d'integrer l'un dans l'autre. D'une part, les légumes ont autant de valeur décoratives que les plantes d'ornements et la mise en place de technique de permaculture favorise ce mélange des genres.


L'autre idée, issue de la technique de la permaculture a été de laisser des espaces sauvages de manière à favoriser les auxiliaires du jardin (dans une optique évidente de jardinage biologique). De laisser des espaces sauvages au concept de jardin en mouvement, il n'y avait qu'un pas qui a été franchit facilement.


L'ensemble a été aussi conçu dans un soucis de faible empreinte écologique, tant à la construction qu'à l'entretien. Ce que permet le jardin en mouvement. (plus d'info : lien)

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:51

Le jardin botanique de Hanbury (Giardini botanici Hanbury) est situé près de la ville Vintimille en Italie est un des plus grands jardin botanique  de la riviera Italienne

Il est au CAP MORTOLA et est accessible depuis Menton par la route RN7 l'entrée se faisant par le haut du jardin.

Ce fut une formidable découverte que nous partageons ici avec vous, comme un rayon de soleil!

Historique:

En 1867, Thomas Hanbury, un Anglais ayant fait fortune aux Indes, est à la recherche d'une résidence loin des pluvieux hivers britanniques. Après avoir parcouru le sud de la France et la côte ligure, il découvre le cap de la Mortola et décide de s'y installer. Le lieu est tout à fait exceptionnel : une pente de 18 hectares couverte d'oliviers, d'agrumes et de vignes plongeant dans la Méditerranée, traversée par la Via Julia Augusta qui reliait les Gaules à l'Italie romaine. Sur la vaste propriété s'élève également une demeure bâtie au xvie siècle.

 

Le village de Mortola vu du bas du jardin

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 08:32

Assauce des Jardins Solidaires

Le jardin du lavoir

 

L’année dernière, Christine nous a proposé une petite parcelle, propriété d’un pote à elle, qu’il n’avait pas le temps d’entretenir.

Au pied de la coulée verte de Meximieux, traversé par le ruisseau de la Bovagne (celui qui alimentait le superbe lavoir au temps du séminaire), il est un peu à l’ombre des immeubles, mais c’est une sorte de coin historique de la ville.

 

Quand on l’a visité avec Christine, il était envahi de ronce et de prèle mais il nous a tout de suite beaucoup plu. De l’autre côté du ruisseau, la parcelle appartient à un gars qui fait quatre courgettes l’an pour ramener à sa maman en Angleterre. Il y avait deux noyers, un laurier sauce de belle taille, un beau lilas et un tout jeune pêcher. La terre est d’une richesse inouïe, noire et pleine de bestioles. Aucun risque de sécheresse, grâce au ruisseau.

3AVRILlavoir1.png

 

 

A l’époque, nous étions encore dans un état d’esprit guerrier vis-à-vis de la nature et donc, notre première préoccupation, a été de nous débarrasser de la ronce et de la prèle par tous les moyens mécaniques à notre disposition. A savoir la faux et la bêche.

Et ça a bien fonctionné, on a fait principalement de la patate et du haricot cette première année. Aujourd’hui, je pense que nous serions nettement moins agressif. On aurait fauché les ronces et on les aurait laissé composter pour l’année prochaine sous des cartons, de la terre et ce qu’on aurait trouvé de déchets verts. Et puis, on aurait gardé de la prèle.

En fin de saison, le fiston de Christine s’est pointé avec des plans de choux. Il a retourné une planche et les a mis en terre. Bon, ça n’a pas été une réussite, mais je pense qu’il était un peu tard. Les plans ont passé l’hiver, on va les garder pour essayer de faire de la graine.

Quand on travaille au lavoir, on a parfois des surprises avec les passants. Habitués à voir une friche, ils n’hésitent pas à engager la conversation en nous voyant bosser. Le plus souvent, on en apprend juste de belles sur le chienchien à son pépère. Parfois on a des discussions plus riches.

Mais ma préférée, c’est la mémé qui avait l’air toute contente que nous soyons là, qui nous voit de sa fenêtre et qui nous a mis la pression. « Le meussieu, avant, faisait un jardin formidable». Avant, ça doit remonter à dix ou quinze ans, au bas mot. On va faire ce qu’on peut pour la mamie dont on ne connait pas encore le prénom.

 

Comme j’ai expliqué dans le post d’avant, avec les copains, on a décidé de faire des expériences. Ici, ce sera le jardin-forêt. Ici, cette année, on ne va pas de fatiguer. On va laisser faire la nature.

 

Ou presque.

 

A l’automne nous avions commencé à former des sortes de jardinières.

3AVRILlavoir2.png

 

 

Alors, dès que les autres potagers nous en laisseront le loisir, on va décaisser les allées pour alimenter ces jardinières de bonne terre et des sortes de buttes en carré ou triangle.

 

Dessus on mettra de tout dans tous les sens et on laissera faire. On essayera aussi de faire la maximum de graine, choux, mais aussi persil et mâche par exemple, en récupérant les plantes qui ont survécu à l’hiver.

 

Enfin, il faut noter que le lavoir accueille, depuis l’année dernière, ce qui est peut être le premier pied de chouchoute de l’Ain.

3AVRILlavoir3.png

 

 

La chouchoute est une cucurbitacée pluriannuelle qui pousse sous forme de liane et qui n’aime pas l’hiver, forcément, là d’où elle vient il fait rarement en dessous de zéro. D’où le nid à chouchoute ci-dessus.

 

Ca pousse à Marseille chez ma mère ou chez tonton Kiki qui m’a filé les plans. Mais un pote antillais m’a dit qu’il en avait réussi en Ardèche. L’année dernière, la liane a colonisé la clôture et même le noyer. Elle a fructifié, mais les fruits ne se sont pas développé. Ca arrive la première année, même sous des latitudes plus clémentes.

On verra l’année qui vient. Je vais tenter deux espèces différentes sur la parcelle familiale et Marie-Noëlle de la ferme de St Eloi en a aussi adopté. On verra bien, j’en reparlerai si ça marche.

 

A la prochaine.

Renaud

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:05
Visite-contee-19.04.13.jpg
Nouvelle visite contée de l'Office de tourisme 
à découvrir
 le vendredi 19 avril à 18h
sur la thématique des 
cours et des jardins de Belley


Belley compte de nombreux parcs et jardins.
Certains ont disparu, d'autres se sont embellis ou ont été transformés pour s'ouvrir au public.
Notre guide, Sabrina, vous emmènera à la découverte des espaces verts de la ville, du Parc Jean-Pierre Camus en passant par le jardin des Visitandines, pour vous narrer l'histoire de ces lieux incontournables du paysage belleysan.
Entre chacun de ces sites, Cathelaine poussera pour vous les portes des cours intérieures et vous fera voyager en contes et en chansons.
La visite se terminera, pour ceux qui le souhaitent, par une participation à la mise en valeur du jard'ain partagé de la Maison Saint-Anthelme

Durée de la visite : 2h - Rendez-vous à l'Office de tourisme à 17h45 pour un départ à 18h
Tarifs : adultes 6 € 
Enfants de 10 à 15 ans 3 € - Gratuit pour les moins de 10 ans. 
Attention : nombre de places limité - réservation préalable obligatoire

Réservation en ligne
ou au 04 79 81 29 06


Pour plus d'information : groupes@tourisme-belley-bas-bugey.fr ou 04 79 81 29 06
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:00

jardinssolidaires

Suite des aventures jardinières de notre collègue RENAUD des "jardins solidaires" de Pérouge

 

Assauce des Jardins Solidaires 

La parcelle familiale

 

J’ai réceptionné, mi janvier, 120m² sur le terrain de l’Association des Jardins Familiaux de Meximieux.

L’abord peut paraître austère voire carcéral mais les jardiniers m’ont réservé un accueil cordial et j’avais déjà un voisin-copain dans la place, un ancien de la centrale qui m’aime bien, même si je suis pour lui une sorte d’hurluberlu antinucléaire.

 

Avec ce jardin on déroge un peu au principe de départ de notre association, qui était d’occuper gratuitement des terrains vacants, mais l’occasion était tentante.

Pour 10ct/m²/an, chaque parcelle dispose d’un accès à l’eau et l’électricité (en fin de journée seulement). Le règlement stipule l’interdiction des herbicides mais aussi la plantation d’arbre, y compris des fruitiers, disposition qu’il faudra que je me fasse expliquer, il insiste aussi sur l’entraide. Il faut impérativement refermer le portail après chaque passage.

 

 SensU.png

 

C’est aussi l’occasion de discuter avec des gens. Et moi j’aime bien les gens. Il y a là pas mal de vieux magnifiques, des indigènes-autochtones-du-coin, ouvriers ou chef de gare, bien de chez nous, et des chibanis, ceux qui étaient venus bosser dans les usines et les champs de la métropole, et qui ne sont jamais repartis.

Une proportion de vieux cons sans doute, et plein d’Histoire que je découvrirai au fur et à mesure en jardinant.

Moi, j’aime bien les vieux.

 

Entre autres bonnes surprises en rencontrant les exploitants des Jardins Familiaux, celle-ci :

 SHITAKE.png

 

Le gars produit des pleurotes. Ca donne terriblement envie

 

J’ai lu que de la même manière on peut produire des shiitakes. Si un lecteur de passage avait un plan pour des buches fraichement coupées de 80cm de long et 20 de diamètre, chêne pour le shiitake ou autre feuillus (hêtres, peupliers et saules de préférence) pour les pleurotes, qu’il n’hésite pas à m’en faire part via les commentaires sur ce blog

 

Mais en adhérant aux jardins familiaux, j’avais aussi une autre idée derrière la tête.

 

Les parcelles sont cultivées de façon très traditionnelle par les anciens et les plus jeunes. Chaque cm² y est scrupuleusement et mécaniquement débarrassé de toute adventice, et la terre, consciencieusement retournée plusieurs fois par an. Du coup la vie du sol semble y être quasiment inexistante.

 terrenue-copie-1.png

Hors, depuis un an, avec les potes des Jardins Solidaires, on a tellement lu, vu et entendu sur les techniques de jardinage (et agriculture) sur sol vivant, la culture sur buttes, le BRF, les jardins forêt et autre concepts de permaculture (on pourra peut être faire un post pour lister toutes ces ressources), qu’à l’automne dernier nous nous sommes lancé dans plusieurs expériences de buttes au "laboratoire" et au "jardin du lavoir".

Là, sur cette grande page blanche, d’environ 11m sur 11 c’est encore autre chose. Tout est possible et j’ai une idée assez précise de ce que je veux faire. Mon prédécesseur ne m’a laissé que quelques fraisiers, des poireaux, 2 rosiers et une surface uniformément plate a peine colonisée par quelques herbes rases dont je ne connais pas les noms.

La terre est argileuse d’une belle couleur. Elle est très compacte au début, mais devient plus sableuse quand on se rapproche du Longevent qui déborde sur les parcelles tous les 110 ans. En bordure du ruisseau, elle est même très agréable à travailler, le coin idéal pour les légumes racine (mais ce n’est pas mon plan de culture).

Le plus difficile sera sans doute de faire face au scepticisme de mes voisins qui doivent me prendre pour un fou… ce qui n’est pas forcément désagréable.

 

Le temps de piqueter le terrain pour laisser des bordures de 50cm et de tracer les contours de buttes d’environ 120cm sur 6m, je laisse le terrain s’assécher un peu, et début mars je commence à décaisser les allées.

 terre1

A la bêche plate la tâche est assez aisée. Un conseil pratique pour les collègues qui se lanceraient dans l’aventure : décaisser des allées beaucoup plus large qui seront ensuite partiellement comblées par le tombant des buttes. J’avais respecté scrupuleusement mon piquetage et je me suis retrouvé avec des falaises qu’il a fallu que je casse.

 

Problème, il va me falloir assez de matière pour pailler l’intégralité des buttes et des allées.

 

Un copain, agriculteur bio à St Eloi (http://fermedesteloi.blog4ever.com/), m’a cédé six bottes de pailles et 5 poubelles de 80l de fumier composté.

Super matos, mais ça ne va pas faire le compte. Alors j’ai contacté les services techniques de la Mairie de Meximieux. Le responsable des espaces verts, un gars sympathique qui plante des massifs de fruits rouges en bordure des parking et des blettes sur les ronds points, m’a promit 2 mètres cube de broyat d’élagage de platanes. Mais il semble ensuite m’avoir oublié.

Heureusement, entre temps, mon Claude avait, lui aussi, discuté avec les gars des espaces verts de Pérouges et je découvre un matin un tas de plusieurs mètres cube de broyat (assez vert et qui a commencé aussitôt à micoser et composter) déposé en bordure du laboratoire.

Ca suffira largement pour les deux parcelles.

Sièges arrières ôtés, mon vieux scénic peut contenir 5 poubelles, c’est parti pour quelques rotations.

 

 terre2

Paille, BRF, compost et des piquets de récup qui serviront plus tard

dans les bordures, notamment pour les chouchoutes.

 

Au programme cette année : 2 planches de milpa avec une variété de maïs ancien des Dombes, 2 planches de pommes de paille en association avec du lin, des haricots nains et de la datura, des hypothétiques chouchoutes de l’Ain (ou chouchous, ou chayottes, ou cristophines ça dépend du coin de la planète où on les cultive, si ça marche il faudra leur trouver un nom local) et des buttes mélangées. Je vous raconterais ça plus tard.

 

A+, Renaud.

      buttes1

En haut à gauche les buttes (et en bas à droite) à peine formées des mottes de décaissage.

buttes2

 

A l’arrière plan les trois premières buttes nord-sud paillées

et à l’avant plan une butte est-ouest en cours de réalisation.

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Published by j'art d'ain partagé - dans Coté jardin
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:30
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:44

Le GNIS législateur : ça ne peut plus durer !

Lors de l’émission récente, sur France Inter1, réunissant le GNIS2, l’association Pro-maïs, l’association Kokopelli, et Christophe Bonneuil, chercheur à l’INRA, Monsieur Burgaud, Directeur de Communication au GNIS, a répété, à plusieurs reprises, que chacun en France était « libre de semer ce qu’il voulait » ( !)

C’est une contre-vérité, bien entendu, et Monsieur Burgaud s’est beaucoup amusé à jouer sur les mots, puisque chacun sait qu’en dehors du Catalogue Officiel il est interdit de vendre, échanger ou donner, à titre onéreux ou gratuit, toute semence ou matériel de reproduction végétal. Nous sommes fort aise, malgré tout, de constater que, dans l’esprit du GNIS également, cette situation semble absurde et qu’il serait grand temps de permettre aux paysans de recouvrer un peu de leur liberté…

En revanche, il est une chose sur laquelle nous voudrions faire la plus grande lumière :

Monsieur Burgaud a prétendu que le GNIS n’avait pas le pouvoir d’écrire les textes qui régissent la profession. Pourtant, l’article 3, al. 5 de la loi du 11 octobre 1941, qui, sous Vichy, a créé le GNIS, rend les propositions du GNIS « obligatoires pour tous les membres des professions intéressées dès qu’elles ont reçu, selon le cas, l’acquiescement du ministre d’Etat à l’agriculture ou du commissaire du gouvernement ».

Ce cadre juridique, il faut en convenir, permet pourtant bien à la profession de transformer ses désirs réglementaires en réalité, avec l’aval et l’autorité de l’Etat.

Mais ce n’est pas tout : une vaste réforme de la législation européenne sur le commerce des semences est actuellement en cours. Or qui, dans les bureaux de la Commission Européenne, rédige, conjointement avec quelques fonctionnaires européens, la proposition législative ?

Madame Isabelle Clément-Nissou, Directrice des Relations Internationales du GNIS, et détachée par le Ministère de l’Agriculture français en tant qu’« expert national » !

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le lobby semencier installé à Bruxelles, l’ESA (European Seed Association) se soit déclaré « très satisfait » de la proposition législative présentée par la Commission Européenne le 17 janvier dernier…

Mais pourquoi ce mélange des genres ? Quel est exactement le rôle du GNIS ?

Cet organisme, qui regroupe exclusivement des professionnels privés de la filière semences présente toutes les caractéristiques d’un groupe de pression défendant les intérêts de l’industrie semencière.

Il se présente d’ailleurs officiellement comme le défenseur des « intérêts » de cette filière, et ne cache pas que l'une de ses missions est que « les législateurs européen et français prennent en compte les préoccupations de la filière (…) : biotechnologies et OGM, biodiversité, propriété intellectuelle et brevets, protection des semences et environnement », thème sur lesquels l'interprofession aurait dernièrement « accru ses actions d'information et de communication ».

De plus, le GNIS ne représente que les professionnels engagés dans la logique industrielle.

En effet, il ne regroupe en son sein que les « organisations professionnelles les plus représentatives », à l’exclusion de toutes celles, minoritaires, qui tentent de faire émerger une autre logique.

Malgré cela, et ignorant tout du concept de conflit d’intérêt, le législateur sous Vichy, puis le pouvoir réglementaire, lui ont confié des missions de représentation officielle de la France, en Europe et à l’international, d’élaboration de textes réglementaires et de conseil auprès du Ministère de l’Agriculture, une mission de contrôle et de certification de la production de semences auprès de ses propres membres (et souvent par ses propres membres), et, afin de boucler complètement la boucle de la consanguinité et de l’autocratie, une mission d’agent de répression des fraudes, pour sanctionner ceux qui ne voudraient pas admettre la légitimité d’un tel système !

Ce mélange des genres, qui institutionnalise les conflits d’intérêt, n’est pas admissible dans une société démocratique.

L’intérêt général, dans un contexte au surplus qui a vu l’expansion de l’industrie semencière se faire au dépends de la biodiversité, commande d’assurer la pluralité des opinions et la protection des intérêts minoritaires.

Ainsi le GNIS qui tient la plume du législateur, représente celui-ci, contrôle l’application de la loi et sanctionne ses contrevenants : ça ne peut plus durer !

Cette survivance du régime autoritaire de Vichy doit disparaître, une fois pour toutes.

Nous proposons le retrait immédiat du mandat de Madame Clément-Nissou, de même que la dissolution pure et simple du GNIS ou, à tout le moins, la suppression définitive de toutes ses prérogatives de puissance publique.

1 « Coup de semence : le business des graines, le champ des problèmes » - Service Public, par Guillaume Erner – émission du 4 janvier 2013 
2 Groupement National Interprofessionnel des Semences, graines et plants (GNIS)

La liberté de semer, selon Stéphane Le Foll

Nous tenons à remercier tous les parlementaires français qui, ces derniers mois, se sont émus ou indignés de la décision récente de la Cour de Justice de l’Union Européenne et ont ainsi, de leur propre initiative, relayé auprès du Gouvernement, par des questions écrites ou orales, nos préoccupations et propositions.

Ce qui nous étonne, en revanche, c’est que Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, a invariablement répondu à ces questions, sur un ton très encourageant, qu’il envisageait bien de rendre possible, pour les agriculteurs, le « triage à façon »

 

.

 

Outre que nous émettons les plus vives réserves quant à l’intention réelle de M. Le Foll de rendre possible la semence de ferme, alors que la loi du 9 décembre 2011 qui rend celle-ci payante n’a pas été abrogée, le « triage à façon » n’a strictement aucun rapport avec la problématique de Kokopelli.

Mais il ne doit s’agir que d’un malentendu, de la part de notre Ministre PS. En effet, nous comptons bien sur celui-ci, dans le contexte urgent de réforme de la législation européenne sur le commerce des semences, pour donner une suite favorable à nos demandes présentées ci-dessus.

Ce n’est, dans tous les cas, pas notre Premier Ministre, M. Ayrault, qui le contredira sur ce point, puisque la ville de Nantes rehausse ses platebandes avec notre diversité. Et nous l’en remercions bien sincèrement ainsi que son proche collaborateur, M. Gilles Rettière, le maire de Rezé et le président de Nantes Métropole, en compagnie duquel Kokopelli coupera le ruban d'inauguration du salon bio de Rezé, Natura 2013, le 8 février prochain - Kokopelli étant le parrain du salon Natura cette année. Rappelons que M. Gilles Rettière avait fait voter à l'unanimité, il y a quelques années, un Voeu de soutien à l'Association Kokopelli par la ville de Rezé.

Remercions aussi Monsieur Jean Germain, Maire PS de la ville de Tours, qui, parmi tant d’autres communes de France, nous témoignent leur soutien.

Allez le PS, il y a encore tant à faire…

Les anciennes variétés françaises de maïs enfin accessibles ?

Lors de l’émission radio évoquée ci-dessus, Monsieur Jean Beigbeder, vice-président de l’association Pro-Maïs, qui regroupe les sociétés Limagrain, Monsanto, Pioneer, Syngenta, et autres enfants de chœur, a soutenu opiniâtrement que les ressources génétiques françaises étaient accessibles à tout le monde, y compris aux agriculteurs, jardiniers amateurs et associations dissidentes.

Il s’est même personnellement engagé à faire parvenir à l’association Kokopelli, par lots de 600 grains, les 276 variétés anciennes de maïs que conserve le « Réseau de conservation des ressources génétiques du maïs », constitué de l’INRA et de l’association Pro-Maïs.

 

Nous avons donc fait une demande officielle et nous nous réjouissons dès maintenant de la réponse, assurément positive, qui nous sera réservée,

nous permettant d’enrichir ainsi notre collection de maïs

 

Nous vous engageons, agriculteurs et jardiniers passionnés de biodiversité, à en faire de même !

Pour cela, il suffit d’adresser une demande, par écrit ou par fax, à :

Madame Anne Zanetto
INRA, UMR-DIAPC
Domaine de Melgueil
34130 MAUGUIO.

fax: (33) 4 67 29 39 90

N’oubliez pas de joindre à votre demande 2 exemplaires signés de l’Accord de Transfert de Matériel, disponible ici.

fse-florence 0212

Vandana Shiva, rencontrée au Forum Social Europén 2012 à Florence

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Published by j'art d'ain partagé - dans Coté jardin

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